lundi 1 novembre 2010

La villa vénitienne aux enfants handicapés

La villa vénitienne sera transformée en centre médico-social fin 2012.
Un second bâtiment, plus grand, y sera accolé. Photo : M. D.

La « villa vénitienne », comme les Cronenbourgeois la surnomme, ne sera bientôt plus cette belle maison laissée à l'abandon. Fini l'incendie, l'insalubrité et le squat de ces dernières années, dont certains s'émeuvent. Cette villa, construite en 1842 a longtemps été la propriété de la SNCF qui y logeait des chefs de la gare de dépôt. Elle accueillera fin 2012 des enfants et adolescents handicapés, polyhandicapés et autistes de la CUS.

Ils seront suivis, la journée seulement, dans un futur établissement médico-social multiservice, géré par l'AAPEI (Association de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis). Si le projet est encore à l'étude, une chose est sure : la façade sera conservée, l'intérieur complètement vidé. Difficile à imaginer aujourd'hui, mais les bureaux de l'administration et l'accueil des enfants occuperaient le rez-de-chaussée ; les espaces de jeux et de soins se trouveraient à l'étage. Un second bâtiment, plus grand que la villa vénitienne, y sera accolé. Au total, pas moins de 35 employés seront au service d'une centaine d'enfants et d'adolescents.

Quatre millions d'euros

L'objectif de ce centre multi-accueil : mutualiser les moyens de trois entités gérées par l'AAPEI et actuellement réparties entre Bischheim et Schiltigheim. Jean-David Meugé, directeur général de l'Association se dit satisfait car "l'établissement se situera à Strasbourg, pas très loin du centre-ville et à deux pas de l'autoroute. Pratique, puisque nous aurons cinq à dix circuits de navette par jour pour aller chercher les enfants."

Alors maire de Strasbourg, Fabienne Keller avait proposé ce site pour l'accueil des enfants handicapés. Mais c'est le 11 octobre dernier que le conseil de la communauté urbaine a adopté la vente du terrain de la rue Hochfelden, acheté en 2006. Cette décision correspond au lancement, cette année, de l’acte II de la Charte Ville et handicaps, signée en 1990.

De gros travaux - le coût du chantier s'élève à plus de quatre millions d'euros - débuteront en mai prochain. Il seront pris en charge par le bailleur social « Habitation moderne » qui louera les locaux à l'association pendant 40 ans.

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